Histoire érotique : ce que je ne veux pas
Julien a proposé un soir de novembre. J'ai dit non, puis j'ai dit « pas comme ça ». Ce qui a tout changé n'est pas arrivé dans la chambre : c'est un carnet posé sur la table basse, et trois colonnes que j'ai remplies moi-même, en commençant par celle de gauche.
Il a proposé un soir de novembre, et j'ai dit non
Nous étions ensemble depuis six ans. Julien travaille dans un cabinet d'architectes, je suis orthophoniste ; nos semaines se ressemblent et nos dimanches aussi, ce qui n'est pas une plainte. Ce soir-là, il a posé sa tasse et il a dit qu'il aimerait « essayer quelque chose ». Il a mis beaucoup de précautions autour d'une phrase très courte.
J'ai dit non tout de suite. Pas parce que l'idée me déplaisait — j'y avais pensé, plus souvent qu'il ne l'imaginait. J'ai dit non parce que, dans ma tête, le mot recouvrait déjà tout un décor : quelqu'un qui décide, quelqu'un qui obéit, un vocabulaire que je n'avais pas choisi. J'avais lu des choses. Des récits où une femme découvre « sa vraie nature » en trois pages, où on l'appelle par un nom qu'elle n'a pas demandé, où personne ne s'arrête jamais.
Ce qui m'avait frappée, dans ces textes, c'est ce qu'ils ne racontaient pas. Jamais la conversation d'avant. Jamais le moment où quelqu'un dit « pas ça ». Jamais la fin, non plus : la scène s'achève et la page tourne, comme si la demi-heure suivante n'existait pas. Tout commençait déjà commencé, avec des rôles distribués et un décor planté par quelqu'un d'autre. Je n'arrivais pas à me situer là-dedans, et je crois que c'est exactement ce que je voulais dire en disant non.
Il n'a pas insisté. Il a demandé pourquoi. C'est la seule chose intelligente qu'il pouvait faire, et il l'a faite. Alors j'ai réessayé, autrement : « Pas comme ça. Je ne veux pas entrer dans un scénario écrit par quelqu'un d'autre. »
Il a réfléchi un moment, puis il a dit : « Alors écris-le, toi. »
Le carnet est arrivé avant le reste
Il est revenu le lendemain avec un carnet. Un carnet ordinaire, couverture crème, pages blanches sans lignes, le genre qu'on achète dans n'importe quelle papeterie. Il l'a posé sur la table basse, à côté de deux tasses, et il s'est assis par terre de l'autre côté. Il m'a tendu le stylo. Pas la liste : le stylo.
Ce détail a plus compté que tout ce qui a suivi. Dans l'idée qu'on se fait de ces choses-là, c'est celui qui propose qui apporte le programme. Là, il apportait une page vierge. Il m'a dit qu'il ne remplirait rien avant moi, et qu'il commencerait par lire.
Nous avions passé la semaine précédente à chercher des lectures sérieuses — j'ai lu ce qu'on conseille aux couples qui débutent et j'en suis sortie avec une idée simple : commencer par une conversation, pas par une commande. Le carnet, c'était la conversation, avec la lenteur en plus.
Nous avons tracé trois colonnes. À gauche : non. Au milieu : peut-être, plus tard. À droite : oui. Et j'ai compris en tenant le stylo que l'ordre n'était pas neutre. On ne commence pas par ce qu'on veut. On commence par ce qu'on ne veut pas, parce que c'est la seule colonne qui protège les deux autres.
La colonne de gauche, en premier

J'ai écrit vite, plus vite que je ne l'aurais cru. Pas de coups qui laissent une marque le lendemain. Pas de mots qui rabaissent — aucun, même dits sur le ton du jeu. Pas de photos, ni pendant, ni après. Rien autour du cou. Personne d'autre dans la pièce, jamais, et pas non plus au téléphone. Et pas de titre : ni « maître », ni rien qui ressemble à un grade. J'ai levé les yeux pour vérifier qu'il ne prenait pas ça comme un refus de lui. Il souriait.
Onze lignes. Onze lignes de « non » avant la moindre ligne de « oui ». Et ce que personne ne m'avait dit, c'est l'effet que ça fait. Chaque ligne écrite à gauche enlevait une chose à craindre. À la onzième, le territoire qui restait n'était plus un terrain vague : c'était une pièce, avec des murs, et je pouvais enfin regarder ce qu'il y avait dedans.
La colonne de droite s'est remplie toute seule. Avoir les yeux couverts. Avoir les mains tenues, sans serrage. Qu'il annonce ce qu'il va faire avant de le faire — celle-là, je l'ai soulignée deux fois. Ne pas avoir à décider pendant une heure. Et entendre sa voix tout du long, même pour dire des choses sans importance.
Au milieu, trois lignes seulement, et le mot « plus tard » écrit en grand à côté. Nous n'avons pas discuté de ces trois-là. C'était la règle qu'on venait d'inventer sans la formuler : la colonne du milieu ne se négocie pas le soir où on l'écrit.
Julien a pris le stylo après moi, et j'ai eu une surprise. Je m'attendais à une colonne de droite longue comme le bras. Il a rempli la gauche d'abord, lui aussi, sans que je le lui demande : ne pas se voir confier des décisions qu'il ne saurait pas prendre, ne jamais continuer s'il me trouve silencieuse, et ne pas jouer un rôle qui ne lui ressemble pas — il a écrit « je ne suis pas acteur ». Je ne m'étais pas posé la question de ce que lui pouvait redouter. Celui qui mène a aussi le droit d'avoir peur de mal faire, et personne ne le dit jamais.
Le lendemain, nous avons commandé trois choses, et rien d'autre. J'ai choisi dans les bandeaux et masques celui qui se retire d'un seul geste, et dans les attaches de poignets les plus souples que j'ai trouvées. Julien a proposé d'ajouter un quatrième article ; j'ai dit non, et il a refermé l'onglet.

Le mot qu'on a choisi n'est pas « stop »
Il restait une ligne à écrire, et c'est celle qui m'a pris le plus de temps.
Tout le monde parle du mot d'arrêt comme d'une formalité : on en choisit un, on le note, on passe à la suite. En réalité, le choisir demande de se poser une question désagréable — qu'est-ce que je dirai si je veux vraiment que ça s'arrête ? Et la première réponse, « stop », ne marche pas. Parce que « stop » se dit aussi dans le jeu. « Arrête », « non », « attends » : tous ces mots-là peuvent être dits en riant, en jouant, en voulant exactement le contraire. Un mot d'arrêt doit être un mot qu'on n'emploierait jamais par hasard.
Nous avons pris parapluie. C'est ridicule, et c'est précisément pour ça que c'est le bon : personne ne dit « parapluie » dans un lit sans intention. Julien a proposé qu'on en ajoute un deuxième, à mi-chemin — un mot qui ne dit pas « arrête tout » mais « ralentis ». Nous avons pris orange. Deux mots, deux vitesses.
Puis il a posé la question que je n'avais pas vue venir : « Et si tu ne peux pas parler ? » Nous avions pourtant écrit à gauche que rien n'irait sur ma bouche. Mais il y a des moments où l'on ne parle pas, simplement parce qu'on est ailleurs. Nous avons convenu d'un geste : je garderais un objet dans la main gauche, et le lâcher vaudrait le mot. Une fiche qui explique le cadre de ces pratiques le dit mieux que moi : un signal ne sert à rien s'il n'a pas été essayé une fois à froid. Nous l'avons essayé, un mardi soir, tout habillés, dans la cuisine. J'ai lâché une cuillère en bois. Il a levé les mains. Nous avons ri, et ce rire-là faisait partie du travail.
Le premier soir, on n'a sorti que deux choses
C'était un vendredi, et nous n'avions rien prévu de spectaculaire. Le carnet était resté sur la table basse toute la semaine, ouvert à la bonne page, et nous l'avions relu deux fois sans rien y changer.
Il a passé le bandeau en premier, et il a demandé s'il était bien, ni trop serré ni de travers. Le satin ne pèse rien ; ce qui pèse, c'est ce qui disparaît. Le plafond, l'heure, la position de ses mains. J'ai mis un temps ridicule à comprendre qu'il s'était déplacé.
Ensuite les poignets, attachés souplement au montant du lit, avec assez de jeu pour que je puisse plier les coudes. Il a glissé deux doigts sous chaque attache avant de s'éloigner — un geste qu'il avait lu quelque part et qu'il a refait chaque fois depuis. Nous avions regardé les systèmes d'attache ensemble, et il avait insisté pour prendre le modèle qui se défait sans clé. Pas par esthétique : parce qu'une clé, ça se cherche.
Et puis rien d'autre. Pas de troisième objet, pas de programme. Il avait sorti deux choses du sac et laissé le reste dedans. C'est l'inverse exact de ce que j'avais imaginé en disant non, trois semaines plus tôt.
Je m'étais attendue à me sentir dépossédée, et c'est le contraire qui s'est produit. Tout ce qui allait arriver, je l'avais écrit de ma main huit jours plus tôt. Rien ne pouvait survenir que je n'aie approuvé à froid, un stylo à la main, dans une pièce éclairée. Ce n'est pas une contrainte qui se relâche : c'est une contrainte qu'on a posée soi-même et qui, ce soir-là, travaille pour vous. Nous avions d'ailleurs comparé les systèmes d'attache avant d'acheter, en lisant ce qui distingue une fermeture d'une autre, et la seule question qui nous intéressait était la vitesse à laquelle ça se défait.
Il annonçait. « Je vais poser ma main sur ton genou. » Puis il le faisait. La phrase qui, sur le papier, me paraissait scolaire — presque gênante à écrire — s'est révélée être la chose la plus troublante de la soirée. On croit que l'annonce casse la surprise. Elle ne casse rien du tout : elle fabrique l'attente. Entre la phrase et la main, il y a deux secondes, et ces deux secondes sont à vous.

J'ai dit le mot
Au bout d'une demi-heure, quelque chose s'est déréglé. Pas de la peur, pas de la douleur : un vertige. Les yeux couverts trop longtemps, je perdais le haut et le bas, et mon estomac suivait. Ça montait doucement, et je me suis entendue penser une phrase que je n'aime pas me rappeler : ça va passer, ne gâche pas tout.
J'ai dit « orange ». Il s'est arrêté net. J'ai attendu deux respirations et j'ai dit « parapluie ».
Ce qui s'est passé ensuite a duré peut-être huit secondes et a décidé de tout le reste. Le bandeau est parti le premier, avant même les poignets — il l'a compris sans que j'aie à l'expliquer. Les attaches se sont défaites parce qu'elles étaient prévues pour ça. Il s'est assis, il a allumé la lampe basse, et il n'a rien demandé pendant une minute entière.
Je m'attendais à devoir me justifier. C'est bête, mais c'est vrai : j'avais préparé une explication. Il ne l'a pas demandée. Plus tard seulement, quand j'ai voulu dire « c'est juste que », il m'a répondu que ce n'était pas nécessaire, que le mot n'avait pas besoin d'une raison, et que s'il en avait besoin, alors ce n'était plus un mot d'arrêt.
Je crois que c'est là que la confiance s'est faite, et pas avant. Tant qu'on n'a pas dit le mot, on ne sait pas ce qu'il vaut. On l'espère, on suppose, on fait comme si — mais on n'en sait rien, et cette ignorance-là reste tapie sous tout le reste. Il a fallu une demi-heure et un vertige pour la lever. Le premier « parapluie » n'a pas interrompu quelque chose : il a fondé le reste. Tous les textes sérieux sur le sujet répètent qu'il faut un mot d'arrêt ; aucun ne raconte ce que ça fait quand il est respecté pour la première fois.
Ce qu'on fait après, et dont aucun récit ne parle
Les histoires que j'avais lues s'arrêtaient toutes au même endroit. La scène finit, la page tourne, et on ne sait rien de la demi-heure suivante. Or c'est cette demi-heure-là qui décide s'il y en aura une autre.
Nous avons improvisé la première fois, et ensuite nous l'avons écrit dans le carnet, parce que ça marchait. Une couverture, tout de suite, avant même d'avoir envie d'une couverture — on ne sent pas le froid arriver. Un verre d'eau. Dix minutes sans parler de ce qui vient de se passer : on parle d'autre chose, ou on ne parle pas du tout. Julien reste dans la pièce ; il ne va pas ranger.
Et le bilan se fait le lendemain, à froid, habillés, dans la cuisine. Pas le soir même. Ce qu'on dit le soir même dit surtout la fatigue. Le lendemain, on sort le carnet, et on regarde les trois colonnes comme un document de travail — ce qu'elles sont.
Ce rendez-vous du lendemain a une vertu qu'on ne soupçonne pas : il rend dicibles des choses minuscules. Une position de bras inconfortable, un mot qui a sonné faux, une musique qui n'allait pas. Aucune de ces remarques n'aurait survécu à la nuit si nous n'avions pas eu un moment prévu pour elles. Sur le coup, on ne les dit pas : on ne veut pas casser quelque chose. Vingt-quatre heures plus tard, devant un café, ce ne sont plus des reproches, ce sont des réglages.
Ce dimanche-là, j'ai ajouté une ligne à gauche : pas de bandeau opaque plus de vingt minutes. Julien a ajouté une ligne aussi, sa première : il ne voulait plus être seul à décider du moment où ça s'arrête. Nous n'avions pas prévu que la colonne de gauche puisse le concerner, lui. C'était pourtant la plus juste des corrections.
Trois mois plus tard, la liste avait bougé

Elle a bougé dans les deux sens, et c'est ce qui me fait dire qu'elle fonctionne.
Deux lignes du milieu sont passées à droite. Les pinces réglables, que j'avais mises en attente sans trop savoir pourquoi, ont fini par m'intéresser le jour où j'ai compris qu'un modèle souple se règle au millimètre. Et l'idée de la corde, que je trouvais impressionnante en photo, a changé quand nous avons lu comment on s'y prend réellement : du coton doux, des tours à plat, rien autour d'une articulation. Nous avons commencé par les chevilles, assis sur le lit, la lampe allumée, en regardant une vidéo comme deux personnes qui montent un meuble.
Une ligne de droite est repassée à gauche : le bandeau intégral, remplacé par un masque qui laisse passer un peu de lumière. Personne ne m'a demandé de justifier ce recul, et il n'a jamais été présenté comme un recul.
Et la colonne de gauche s'est allongée. C'est le contraire de ce que j'imaginais : je croyais qu'avec l'habitude, on raye des lignes. En réalité, plus on pratique, mieux on sait ce dont on ne veut pas — et plus on l'écrit précisément. « Pas de coups » est devenu « pas de coups au-dessus de la ceinture, et jamais sans prévenir » le jour où nous avons essayé un accessoire d'impact souple, une fois, pour voir.
Le mot, lui, n'a jamais changé. Il est toujours écrit en haut de la page, tout seul, entouré. Nous ne l'avons utilisé que trois fois en un an. C'est très peu, et c'est exactement pour ces trois fois-là qu'il est écrit.
Ce que je voudrais qu'on retienne, si quelqu'un lit ça en se demandant par où commencer : n'achetez rien. Prenez un carnet, une heure, et écrivez d'abord la colonne de gauche. Le reste de la soirée ne regarde que vous deux, et le carnet reste sur la table basse.
Ce que j'écris là, je ne l'avais lu nulle part. C'est d'ailleurs pour ça que je l'écris, et que je l'ai déposé dans la rubrique où se rangent ces histoires plutôt que dans un tiroir : quelque part, quelqu'un dit non ce soir sans savoir comment dire « pas comme ça ».
On croit que se soumettre, c'est renoncer à décider. J'ai découvert l'inverse : celle qui tient le stylo décide de tout, et c'est précisément pour ça qu'elle peut ensuite ne plus rien décider pendant une heure.
À lire ensuite
Ce qui tient dans un carnet, avant ce qui tient dans un tiroir
Un bandeau qui se retire d'un geste, des attaches qui se défont sans clé, et un mot que personne ne dit par hasard : c'est tout ce qu'il faut pour un premier soir, et la liste se remplit avant le panier. Voir les kits d'initiation ou tout le rayon BDSM.
Questions fréquentes
Pourquoi écrire d'abord ce qu'on ne veut pas ?
Parce que c'est la seule colonne qui protège les deux autres. Tant que rien n'est exclu, tout paraît possible, et cette incertitude suffit à empêcher de dire oui à quoi que ce soit. Chaque ligne écrite à gauche retire une chose à craindre. Quand la liste des refus est complète, ce qui reste n'est plus un terrain vague mais une pièce avec des murs — et on peut enfin regarder ce qu'il y a dedans.
Pourquoi « stop » est-il un mauvais mot d'arrêt ?
Parce que « stop » se dit aussi dans le jeu. « Arrête », « non », « attends » peuvent être prononcés en riant, en jouant, en voulant exactement le contraire. Un mot d'arrêt doit être un mot que personne n'emploierait par hasard dans ce contexte : un objet, un fruit, un mot absurde. Son côté ridicule n'est pas un défaut, c'est sa fonction — il ne peut pas être confondu avec du jeu.
Faut-il un seul mot d'arrêt ou deux ?
Deux valent mieux qu'un, parce qu'ils ne disent pas la même chose. Le premier signifie « ralentis, je suis à la limite » et laisse la scène continuer autrement. Le second signifie « tout s'arrête maintenant ». Sans le premier, on n'a le choix qu'entre tout supporter et tout interrompre, et c'est exactement dans cet écart que les gens se taisent.
Que faire si la personne attachée ne peut pas parler ?
Convenir d'un signal non verbal avant de commencer, et l'essayer une fois à froid. Le plus simple : tenir un objet dans une main, un trousseau ou une cuillère, dont la chute vaut le mot. L'essai compte autant que le signal lui-même — il vérifie que le geste est possible dans la position prévue, et il apprend à la personne qui mène à le reconnaître sans hésiter.
Que se passe-t-il quand quelqu'un dit le mot ?
Tout s'arrête, immédiatement et sans question. On libère d'abord ce qui prive d'un sens — un bandeau avant des attaches —, puis on allume une lumière basse et on laisse du silence. Aucune justification n'est demandée : si un mot d'arrêt a besoin d'une raison pour être respecté, ce n'est plus un mot d'arrêt. C'est la première fois qu'il est employé qui décide de tout ce qui suivra.
Que faire juste après une scène ?
Une couverture avant d'avoir froid, un verre d'eau, dix minutes sans commenter ce qui vient de se passer, et surtout personne qui quitte la pièce pour aller ranger. Le bilan, lui, se fait le lendemain à froid et habillés. Ce qu'on dit le soir même dit surtout la fatigue ; vingt-quatre heures plus tard, les mêmes remarques ne sont plus des reproches mais des réglages.
Une liste de limites peut-elle changer ?
Elle doit changer, et dans les deux sens. Des lignes passent du « plus tard » au « oui », d'autres reviennent au « non » sans que ce soit un recul. Et la colonne des refus s'allonge souvent avec l'expérience : plus on pratique, plus on sait précisément ce dont on ne veut pas. Une liste n'est pas un contrat qu'on signe une fois, c'est un document qu'on relit.







